Le marché de l’immobilier à Besançon

En 2018, Besançon demeure une destination intéressante pour les investisseurs immobiliers, en autant que leur démarche s’inscrive sur le long terme. Voici un aperçu des avantages des mérites de Besançon et des enjeux auxquels sont confrontés ce marché.

Dans la mire de la forte hausse des prix de l’immobilier

Depuis le début de l’année 2017, la tendance des prix de l’immobilier est à la hausse. Besançon se classe parmi les villes affichant les plus fortes hausses (selon le baromètre LPI-SeLoger). En juin 2017, Besançon arrivait en 7e position (sur un classement de 34 villes françaises). Le Mans a décroché le record avec + 11,5% d’augmentation, alors que Besançon a connu en l’espace de 6 mois une hausse presque record de +7,3%.

Ces hausses sont attribuables au fait que les Français bénéficient de taux très bas (de l’ordre de 2% voire 1.5%), combinés à une solvabilité accrue. Cela a pour effet de faire gonfler les prix et donne lieu à une augmentation du volume des ventes (+13%).

De nombreuses transformations génèrent davantage d’attractivité pour plusieurs quartiers

Des projets d’envergure, comme l’arrivée du tramway, ont eu des incidences positives sur la fluidité des transports (en particulier sur l’axe concernant l’hôpital Jean-Minjoz-Chaleuze).

Ces dernières années, des milliers de propriétaires de maisons individuelles et d’immeubles à logements ont profité d’aides gouvernementales pour investir dans des systèmes plus performants énergétiquement. Cela rend certains pans de la ville de Besançon plus attractifs pour des investisseurs et des acheteurs.

De plus, au cours de la dernière décennie, Besançon a accueilli de nombreux chantiers de construction neuve, notamment de petits immeubles répartis pour la plupart à l’extérieur du centre historique dit « la boucle ». Plusieurs de ces constructions récentes se retrouvent sur le marché de l’occasion, contribuant à la hausse des prix en raison de la qualité de ces ouvrages, très prisés par les Bisontins.

Une ville encore à la page

La pauvre activité industrielle de Besançon ne nuit pas à son attractivité. La ville attire toujours autant les travailleurs de professions libérales, de même que les fonctionnaires et les cadres. Une partie de l’activité économique de la ville repose d’ailleurs sur le secteur des services.

À l’exception du quartier Planoise, où les prix les plus faibles sont observés, et où prévaut un taux de chômage très élevé, les autres quartiers de la ville florissent et contribuent à pousser les prix du marché immobilier vers des sommets.

Un bassin relativement restreint d’appartements disponibles

Avec la hausse des prix, la concurrence s’avère assez féroce pour les vendeurs d’appartements.

La ville de Besançon comporte un peu moins de 120 000 habitants. Le nombre d’appartements mis en vente s’élève à grosso modo 1 000 unités (nombre évalué d’après les offres disponibles sur la plateforme Le Bon Coin et Carré Habitat). Cela pourrait paraître considérable, mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit que le bassin d’appartements libres en vente est plutôt restreint.

Étant donné que la société française comporte 2,3 personnes par ménage, cela représente environ 51 000 foyers à Besançon (ne vivant pas tous dans un appartement et n’étant pas non plus tous propriétaires). Environ 35% des Français sont propriétaires, d’après les données recueillies par l’INSEE. D’après le taux d’occupation de maisons vs appartements, il y aurait près de 21 000 appartements dédiés à des propriétaires à Besançon. Par conséquent, avec seulement quelque 1 000 appartements en vente, cela correspond à environ 5% du parc immobilier présentement sur le marché.

Ces chiffres permettent de mieux comprendre les enjeux du marché immobilier à Besançon. Dans ce contexte très concurrentiel, les intéressés pourraient être portés à faire jouer les prix.

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